butô

C’est grâce à un spectacle de butô que j’ai découvert la danse en 1997, un choc dont je garde un vif souvenir. Puis j’ai suivi d’autres chemins en mouvement…

Depuis quelques années, le butô revient dans ma vie comme échos à mes questionnements, bouleversement de spectatrice, rencontre de sensibilités communes…

Voilà quelques définitions, glanées ici et là, de cette danse réputée indéfinissable :

“La traversée de la mémoire individuelle ou collective est le motif premier du butô ; il prend des formes différentes selon les artistes” Isabelle Ginot et Marcelle Michel dans “La Danse au XXème siècle”, p.163

“Pour moi, la danse Butô ne sert pas à solutionner quelques chose, mais plutôt à danser pleinement la question. Il ne s’agit pas d’exprimer la question, mais de danser physiquement la question ! Surtout les questions les plus importantes de la vie. Pour moi c’est assez proche de la prière, même si ce n’est pas religieux.” Gyhoei Zaitsu, entretien publié sur le site Katatsumuri

“Danser le butoh c’est creuser les failles du corps et toucher à quelque chose que l’on ne peut pas assumer seul. Alors, le regard sensible des spectateurs est mis en jeu (…).” Lorna Lawrie

“[Hijikata disait :] Comme la baleine qui se maintient juste sous la surface de l’eau, le Butô doit évoluer à fleur d’eau. Et en même temps, le Butô doit créer un mécanisme aussi subtil que celui du corps de la baleine. De temps à autre, comme la baleine qui vient à la surface et montre son jet d’eau, le Butô doit montrer des spectacles.” Nario Goda dans Min Tanaka et Mai-Juku

“Butoh should be viewed as enigmatic as life itself. I am not sure wether in the end it is a trap, or a secret correspondance with something, or even tracking a criminal by illusion.” Tatsumi Hijikata, citation donnée sans autre référence dans le film documentaire Piercing the mask , part 1, 9’13

Et quelques vidéos :

  • Performance de Min Tanaka à La Borde, 1987
  • Dryope” de Moeno Wakamatsu, New York, 2007
  • Performance de Gyohei Zaitsu au Parc de l’Observatoire à Toulouse, 2012 (en 3 parties)